Pasteur Daniel

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Jeudi, 04 Février 2010 10:57

 

 

08 JEAN CHAPITRE 6


La multiplication des pains

 

 

1. Au milieu des foules, en Galilée : v.1-4


Jean ne décrit pas le ministère de Jésus de façon systématique, ni dans une chronologie absolue. L'Esprit de Dieu a en vue la gloire du Fils de Dieu, aussi conduit-il l'auteur à la mettre toujours en évidence.

 

Jésus était en Galilée depuis quelque temps déjà sa renommée s'y était répandue. Les foules le suivent pour pouvoir profiter de sa puissance. Les autres évangiles disent qu'à cette occasion, Jésus s'était retiré à l'écart avec ses disciples en leur proposant de se reposer un peu (Marc 6.31), mais Jean n'en fait pas mention. La multiplication des pains est le seul miracle de Jésus relaté dans chaque évangile (6.5-13). Son enseignement est donc important.

 

Mise à l'épreuve des disciples : v.5-9


Pour souligner la gloire du Fils de Dieu, Jean passe sous silence la proposition des disciples de renvoyer la foule. Ici, Jésus prend lui-même l'initiative et met ses disciples à l'épreuve. C'est le test de la foi qui met en évidence deux choses : l'immensité des besoins et la pauvreté des moyens.

 

 

En face de cela, Philippe et André réagissent comme nous le faisons souvent : l'un évalue l'étendue des besoins et avoue ne rien pouvoir faire; l'autre, par contre, mesurant l'insuffisance des moyens, les apporte à Jésus. Quelqu'un a dit : "Quand Dieu veut opérer une délivrance, il nous place dans des circonstances difficiles. S'il veut opérer un grand miracle, il nous place dans des circonstances impossibles".

 

 

Que faut-il donc faire quand la situation semble indémêlable? Se tourner vers soi-même et constater son insuffisance, ou se tourner vers le Seigneur en lui faisant confiance? Dans ce deuxième cas, nous devons être disposés à écouter ce qu'il dit et à obéir, car il veut souvent opérer avec nous.

 

3. Jésus intervient avec puissance : v.10-13


Les cinq pains d'orge, nourriture des pauvres, et les deux poissons font ressortir la puissance du Fils de Dieu qui dit par le psalmiste : Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres" (Ps 132.15). Seul cet évangile mentionne le petit garçon, montrant ainsi que Dieu se glorifie par ce qui est faible ou méprisé.

 

Donnant l'ordre aux disciples de faire asseoir la foule, le Seigneur rend grâces et distribue les pains et les poissons. Il désire que chacun soit à son aise pour recevoir les bienfaits qu'il dispense. Nous-mêmes aussi, prenons du temps prenons du temps pour écouter sa Parole, pour nous asseoir à ses pieds comme Marie (Luc 10.39-42), laissant pour plus tard ce qui peut nous paraître urgent.

 

Le gaspillage des biens du Seigneur n'est pas permis, même s'il y a surabondance. C'est encore la leçon que fournit le Seigneur en donnant l'ordre aux disciples de ramasser les restes. Quel paradoxe de l'arithmétique divine : les pains ont été multipliés quand ils ont été partagés et leur nombre a été augmenté après soustraction! Il en est ainsi de l'amour de Dieu : plus on y puise, plus il y en a. De quoi nous parle cette nourriture donnée en abondance? De Jésus lui-même, pain de vie et nourriture de l'âme, comme le montre la suite de ce chapitre.

 

4. Enthousiasme des foules : v.14,15


Devant la preuve de la puissance divine de Jésus, les Galiléens s'accordent à dire que Jésus est véritablement le prophète qui vient dans le monde.

 

 

Qu'entendaient-ils par là? Leur espérance, quoique basée sur l'A.T., correspondait à leurs aspirations nationales : obtenir un libérateur politique, peut-être même un bienfaiteur, sans que leur conscience soit nécessairement amenée à la repentance. on suivait Jésus pour bénéficier de sa puissance, pour tirer profit de ses miracles, comme quelques-uns, encore aujourd'hui, suivent un "guérisseur".

 

 

Cette excitation du moment ne trompe pas le Seigneur, aussi se retire-t-il seul sur la montagne. Ailleurs il est précisé : "pour prier" (Matt 14.23; Marc 6.46).

 

Dans cette circonstance, les foules veulent faire Jésus roi, mais il ne pouvait pas régner sur ce peuple non régénéré. Il recevra le titre de roi de la part de Dieu lui-même (Ps. 2.6). Ce n'est pas la popularité que Jésus recherchait. Il savait "être abaissé" et "être dans l'abondance" (Phil 4.12), il savait aussi être "dans la bonne et dans la mauvaise renommée" (2 Cor 6.8). Dans chaque situation, la perfection morale de "l'homme Christ Jésus" est démontrée avec éclat.

 

 

CHAPITRE 6.16-29

 

 

La traversée de la mer


1. Seuls sur la mer houleuse : v.16-18

 

 

La journée est achevée. Les disciples auraient peut-être désiré prolonger ces heureux moments, mais le Seigneur leur a donné l'ordre de le précéder à l'autre rive (Marc 6.45). Il ne leur permet donc pas de s'associer à l'enthousiasme de la foule, lui-même s'en étant déjà distancé, car cet enthousiasme fera bientôt place à l'incrédulité.

 

Ce récit est un tableau de ce qui allait se dérouler à la suite du rejet du Messie par Israël. Jésus monte sur la montagne pour prier, image de son service d'intercession accompli actuellement en faveur des siens dans la présence de Dieu le Père (Rom 8.34,35.

 

Les disciples traversent la mer avec ses tempêtes, pendant la nuit, figure de l'histoire de l'Église dans le monde. Mais les rachetés ne sont jamais abandonnés, car le Seigneur les assure de sa présence jusqu'à la fin des temps.(Matt 28.20).

 

2. Jésus s'approche en dominant les flots : v.19-21


La puissance divine de Jésus domine toutes les circonstances. Elle est même au-dessus des lois naturelles que le Créateur a établies. L'incapacité des disciples est démontrée, car sans la présence de Jésus. L'expérience humaine se révèle insuffisante.

 

C'est bien là un des buts de l'épreuve, nous amener à dire : "Que frais-je sans toi?" Parfois, il nous semble qu l'épreuve se prolonge trop longtemps, mais Dieu l'a mesurée.

 

Elle se poursuit sur vingt-cinq stades (environ 4,5km), peut-être trente suivant la mesure de foi, mais pas au-delà, car Jésus s'approche en disant : "C'est moi". Que cette voix puisse aussi calmer nos angoisses et nos peines; elle s'adresse encore à chacun dans la douleur. Oui, c'est sa main qui envoie telle souffrance, c'est la même main qui va panser nos plaies (Job 5.18).

 

Dès que Jésus prend place avec les siens, la fin du parcours est abrégée à tel point que la barque semble arriver à l'instant même sur la rive. N'en est-il pas ainsi lorsque le coeur retrouve sa sérénité? L'impatience fait place à la joie de la proximité du Sauveur; dorénavant, le temps ne compte plus!

 

3. La foule cherche Jésus : v.22-26


Jésus s'est retiré sur la montagne et les disciples ont embarqué seuls. Où se tourner pour trouver Jésus? Le vif besoin de la foule pourrait être interprété comme de la foi si la suite du texte ne dévoilait un désir beaucoup plus matériel (v.26). Cependant, Jésus va saisir cette occasion pour mettre en évidence le réel besoin du cœur et chercher à y répondre.

 

Ne comprenant pas comment Jésus est venu jusqu'à Capernaüm, la foule le questionne, mais Jésus ne répond pas à leur curiosité. Bien au contraire, il va mettre le doigt sur leurs vrais motifs : ce n'était même pas la vue d'un miracle qui les incitait à suivre Jésus, mais le fait d'avoir pu manger gratuitement. N'y a-t-il rien d'autre qui puisse attirer à Jésus, rien d'autre propre à attacher le cœur à sa Personne?

 

4. Pourquoi me cherchez-vous? : v.27-29


Le Seigneur montre, dans ces versets, quelle est la nourriture qui vaut la peine d'être recherchée et pour laquelle nous devons travailler. "L'aliment qui demeure" est tout ce qui permet de mieux connaître Jésus.

 

Cette nourriture, c'est Jésus lui-même que Dieu le Père a envoyé. Il l'a marqué de son sceau en signe d'approbation et d'attestation quand, au baptême de Jean, sa voix s'est fait entendre : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai trouvé mon plaisir" (Matt 3.17).

 

En réponse à la parole de Jésus qui leur enjoint de "travailler" (v.27), les Juifs demandent comment faire "les œuvres de Dieu". En utilisant un terme qui désigne particulièrement le service sacré du temple (v.28), ils désirent savoir comment être agréables à Dieu.

 

La réponse est sans équivoque : une première "œuvre" doit précéder tout service, c'est la foi en Jésus que le Père a envoyé pour notre salut. Sans la foi pour point de départ, un dévouement, si grand doit-il, ne produit que des œuvres mortes, stériles pour Dieu. Mais une foi réelle est accompagnée de l'amour et elle est suivie par les œuvres (1 Cor 13.2; Jac 2.17).

 

 

CHAPITRE 6.30-59

 

 

Le véritable pain du ciel


1. La foule demande un miracle : v.30-34


 

Cette même foule avait bénéficié d'un miracle probant lors de la multiplication des pains. Jésus ayant ensuite parlé à leur conscience, ils mettent en doute le miracle même dont ils avaient profité. La question posée au Seigneur montre de la méfiance à son égard : "Quel miracle fais-tu, toi, afin que nous le voyions, et que nous te croyions?" C'était lui dire : "Pour qu'on puisse te croire, il te faut répéter le spectacle.

 

Le peuple a été nourri dans le désert par le don journalier de la manne durant 40 ans, n'y a-t-il pas possibilité de faire encore quelque chose pour démontrer ta propre puissance?" Telle est l'incrédulité du cœur humain : il veut des preuves, et s'il les obtient il en demande encore. C'est bien ce que déclare la Parole lorsqu'elle affirme que si l'on ne croit pas l'Écriture, on ne sera pas persuadé non plus par un miracle notoire (Luc 16.31).

 

La réponse du Seigneur ouvre un nouveau thème développé dans les versets suivants. La manne n'était qu'une figure du véritable pain du ciel. "celui qui donne la vie au monde" (v.33). C'est de ce pain-là que nos âmes ont besoin, une nourriture qui peut communiquer la vie et l'entretenir à jamais.

 

Comme la Samaritaine précédemment, la foule qui entoure Jésus ne saisit pas la portée spirituelle des paroles du Seigneur. Ne pensant qu'à la satisfaction de leur appétit, ils demandent de recevoir toujours ce pain-là. Le recevront-ils quand il sera offert? Et nous-mêmes, apprécions-nous toujours à sa juste valeur la nourriture spirituelle que nous donne la parole de Dieu?

 

2. Jésus est le pain de vie : v.35-40


Dès le verset 35, le Seigneur utilise un langage plus direct. Sera-t-il mieux compris? Il ne semble pas. "Moi, je suis..." dit le Seigneur trois fois dans ce chapitre. Il se présente comme étant celui qui EST, éternel dans son Être et divin dans son essence. Il est le pain qui donne la vie, céleste dans son origine et spirituel dans sa nature, mais venu sur la terre pour communiquer la vie à celui qui le reçoit. Une satisfaction définitive et complète est procurée à celui qui croit en Jésus, car il est comblé de toute grâce (1.16).

 

Les Juifs avaient demandé un nouveau miracle afin de voir et de croire, aussi Jésus leur dit-il : "Vous m'avez vu, et vous ne croyez pas" (v.36). Multiplier les signes ne servirait à rien. Il était lui-même le signe de l'intervention de Dieu. il suffit de venir à Jésus pour être sûr de ne pas être repoussé, car telle est la volonté du Père.

 

Jésus a parfaitement accompli cette volonté du Père. Il le dit à la fin de son ministère : "Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire" (17.4). Du côté divin rien ne manque; mais l'homme est un être responsable, de sorte qu'il doit exprimer son consentement pour pouvoir bénéficier des résultats de l'œuvre de Jésus Christ.

 

Aucun ne sera perdu, de ceux que le Père a donné au Fils; ni ses disciples, à l'exception de Judas, ni ceux qui croient en Jésus par le témoignage des apôtres (17.12,20). En disant "Je le ressusciterai au dernier jour" (v.39, 40, 44,54), le Seigneur envisage son retour en gloire qui sera précédé et accompagné de la résurrection de tous ses rachetés. Une révélation plus détaillée est donnée par l'Esprit Saint à l'apôtre Paul et à l'apôtre et à l'apôtre Jean (1 Cor 15; 1 Thess 4; Apoc 20).

 

3. Murmures des Juifs et réponse de Jésus : v.41-47


S'attachant uniquement à ce qui était visible, les Juifs ne pouvaient comprendre que Jésus soit descendu du ciel. Beaucoup d'autres paroles du Seigneur demeurent incompréhensibles si sa divinité et sa réelle humanité soit sont niées. C'est le grand mystère de la piété : "Dieu a été manifesté en chair" (1 Tim 3.16).

 

On ne peut pas venir à Jésus en ne voyant en lui qu'un homme. La foi en sa Personne implique de le reconnaître dans sa divinité. L'homme est responsable de le recevoir ainsi. Pourtant Dieu, et non l'homme, a le rôle actif dans le salut. Quand une personne vient à croire en Jésus, elle ne le fait qu'en réponse à l'action du Père.

 

C'est lui qui attire à Jésus, qui donne le désir de venir à lui par l'action de la Parole enseignée directement de Dieu (v.45). Quel sujet de louange pour le croyant, car tout vient de Dieu, par pure grâce! Aussi une invitation pressante est-elle adressée aux hommes, et c'est même un ordre donné par Dieu (2 Cor 5.20; Act 17.30).

 

4. Le pain vivant donné pour la vie du monde : v.48-59


En contraste avec la manne donnée autrefois, Jésus est le pain vivant qui donne la vie éternelle en faveur du monde entier. Afin que nul n'interprète ces paroles dans un sens mystique, Jésus ajoute aussitôt : "Or le pain aussi que moi je donnerai, c'est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde" (v.51).

 

En effet, le corps de notre Sauveur a été donné pour nous, ce corps saint, pur et sans tache, mais dans lequel, sur la croix, il a porté nos péchés (1 Pi 2.24), par la foi en l'oeuvre de Jésus à la croix, nous recevons une vie nouvelle, impérissable, et qui ne demande qu'à être entretenue par une nourriture appropriée.

 

Manger sa chair et boire son sang, c'est se nourrir de Jésus mort pour nous, c'est jouir d'une communion intime avec notre Sauveur (v.56) et d'une réelle identification du croyant avec Jésus (v.57). L'apôtre Paul réalisait cela en disant : "Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi" (Gal 2.20).

 

CHAPITRE 6.60-71

 

 

Qu'en est-il de chacun?

 

 

1. Les paroles de Jésus sont esprit et vie : v.60-65


Parmi la foule qui suivait Jésus, se trouvait une grande diversité de gens. Plusieurs paraissaient lui être attachés et sont appelés disciples (v.60), mais la réalité de cette appellation devra se confirmer par leur persévérance (8.31). Ébranlés dans leur estimation par les paroles de Jésus qui leur semblent incompréhensibles, vont-ils se lasser de le suivre parce que son enseignement les choque?

 

Le Seigneur leur pose alors une question cruciale : "Ceci vous scandalise-t-il?" ce qui signifie : cela vous fait-il trébucher et tomber? Il peut en être de même aujourd'hui. Être parmi une assemblée de chrétiens sans avoir ouvert son cœur à Jésus empêche de recevoir l'enseignement spirituel que donne la parole de Dieu.

 

Manger la chair d'un homme et boire son sang choque chacun. C'est pourquoi Jésus dit que ses paroles sont esprit et vie. Son enseignement est de nature spirituelle et ne peut être reçu que par l'action vivifiante de l'Esprit : "Personne connaît les choses de Dieu... si ce n'est l'Esprit de Dieu... parce qu'elles se discernent spirituellement" (1 Cor 2.11,14).

 

En disant qu'il va monter où il était auparavant, Jésus interrompt sa phrase comme s'il voulait dire qu'ils seront encore plus scandalisés. Comment pourraient-ils encore se nourrir de lui? Jésus laisse entendre que seule la foi en sa Personne permettra de comprendre ses paroles. Or déjà alors, parmi ceux qui le suivaient, quelques-uns ne croyaient pas.

 

Jésus les connaissaient comme il connaît chacun, et même Judas qui allait le trahir. Répétant ensuite la parole dite au verset 44, le Seigneur met à l'épreuve la réalité de leur foi. Leur cœur est-il vraiment engagé à sa suite?

 

 

2. Défection de plusieurs : v.66, 67

 

 

Dès ce chapitre, les rangs s'éclaircissent. Il n'y aura plus de foules pour écouter le Seigneur, à l'exception du jour de son entrée à Jérusalem (12.12). Bientôt il ne s'en trouvera que onze pour être avec lui dans l'intimité de la dernière soirée.

 

Ces abandons n'ont pas laissé le Seigneur indifférent. La question posée aux douze disciples laisse entrevoir la peine profonde de notre Sauveur : "Et vous, voulez-vous aussi vous en aller? (v.67). Plus tard, cette douleur s'accentuera encore quand Jésus réalisera les paroles du psalmiste : "Ceux qui m'aiment et mes compagnons, se tiennent loin de ma plaie, et mes proches se tiennent à distance" (Ps 38.11).

 

3. Belle réponse de Pierre : v.68-71


Simon Pierre est toujours prompt à répondre, parfois avant de réfléchir. Mais ici, sa réponse est l'élan sincère d'un cœur qui, malgré ses défaillances, restera attaché à Jésus. C'est une confession de foi qui devrait être celle de tout chrétien. Voyons-en les éléments successifs :
-1. Seigneur.. L'autorité suprême de Jésus est reconnue.



-2. Auprès de qui nous en irions-nous? La Personne de Jésus est au centre.


-3. Tu as les paroles... Ce ne sont pas les œuvres de Jésus ou le bénéfice que les disciples pourraient en obtenir, mais ses paroles qui les attirent.

 


-4. ...les paroles de la vie éternelle. La foi va au-delà des circonstances présentes.



-5. Et nous, nous croyons... C'est l'acceptation par le cœur et par l'esprit.


-6. ...et nous savons... C'est la certitude que donne la foi lorsqu'elle s'appuie sur une parole divine.


-7. ...que toi, tu es le Saint de Dieu. C'est reconnaître la divinité du Sauveur selon ses divers titres.


En disant "nous croyons et nous savons", Pierre exprime l'ordre normal de la réception de l'évangile : d'abord la foi, ensuite la connaissance et la certitude. L'homme naturel veut voir pour croire, l'homme spirituel croit pour voir et comprendre : "Par la foi, nous comprenons..."(Héb 11.3).

 

Peut-être Pierre se croit-il en mesure de répondre aussi pour les autres? Le Seigneur lui montre alors avec beaucoup de délicatesse que lui seul connaît l'état de chaque cœur. Tirons-en leçon pour nous-mêmes, afin de ne jamais juger autrui quand à l'état de son cœur.

 

Le fait d'être les rachetés de Jésus ne dépend pas de notre propre choix. Ce n'est pas nous qui avons choisi Jésus pour Sauveur (15.19), mais lui est venu nous chercher et nous sauver, s'étant donné lui-même pour nous.

 

La parole de Jésus : "L'un d'entre vous est un diable" est forte. Il ne semble pas qu'elle ait produit en effet particulier sur les disciples. Il est facile de faire une déclaration de foi quand les circonstances sont favorables. Restons-nous aussi hardis quand vient l'opposition, ouverte ou qui ne se manifeste pas.

 

Au sujet de Judas, nous pourrions discuter sans fin sur la raison de son choix. Il fallait qu'il en fût ainsi pour l'accomplissement des Écritures (17.12). Mais cela nous montre ce qu'est le cœur humain. Il peut rester fermé à l'amour de Dieu, même dans la proximité de Jésus.

 

 

 

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