Noël et 1er de L’an
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LA NOUVELLE ANNEE DANS NOTRE VIE

 PASTEUR Laurent GUILLET

Nous sommes maintenant entrés dans la nouvelle année ! C’est la période des vœux, des souhaits en tout genre, des bonnes résolutions et d’une volonté de changement affichée. Une année nouvelle certes, mais nouvelle en quoi ? Est-elle nouvelle simplement en référence à notre calendrier ? Au nouvel agenda qui affiche fièrement le premier janvier ? Il se peut bien que pour beaucoup, la nouvelle année ne soit nouvelle en rien et qu’elle n’apporte aucun changement véritable malgré tous nos vœux ! La Bible utilise souvent le concept de la nouveauté, elle nous présente un Dieu qui fait toutes choses nouvelles. Et si votre nouvelle année commençait en prenant en compte ce que le Dieu de la Bible vous offre ? Cela commence avec la proposition d’un renouveau qui nous concerne nous en premier.

 - 1. UN CŒUR NOUVEAU :

 Dans le livre du prophète Ezéchiel, nous trouvons cette parole de Dieu : Ezéchiel 11:19 : « Je leur donnerai un même cœur, et je mettrai en vous un esprit nouveau; J’ôterai de leur chair le coeur  de pierre, et je leur donnerai un coeur de chair… »

Le premier élément qui a besoin de renouveau en nous, c’est notre cœur. La Bible désigne par le mot cœur le centre de l’être, ce qui est de plus profond en nous, là où est la vie morale et spirituelle. C’est là que se concentrent les affections, les choix essentiels. Or le cœur de l’homme est malade, atteint d’un mal nommé le péché. Le péché n’est pas seulement un mot du vocabulaire religieux, c’est une réalité inscrite au fond des cœurs. Lisez le journal de ce matin et vous constaterez les effets de cette terrible maladie spirituelle.

 Jérémie 17:9 : « Le coeur est tortueux par-dessus tout, et il est incurable : Qui peut le connaître? »

Chers amis, la bonne nouvelle, l’Evangile de Dieu, c’est qu’un changement est possible ! Jésus, le Fils de Dieu fait homme est venu pour cela ! Noël fêté il y a quelques jours à peine nous le rappelle : Dieu nous aime, Il désire nous secourir et nous guérir de cette maladie du péché. Jésus a tout fait pour nous apporter la guérison, Il a réglé le problème du péché. Lui, le Christ est mort crucifié. Il a pris sur lui la peine, la condamnation du péché. Sa mort et sa résurrection sont le gage de notre délivrance.

 Un cœur nouveau, c’est la possibilité de ne plus faire le mal que nous ne voulons pas faire. Quelqu’un posera la question : Comment recevoir ce cœur nouveau ? Par la foi en Jésus-Christ nous recevons le pardon de nos péchés et nous goûtons à la paix avec Dieu. Un autre dira : Et ça coûte combien ? C’est une grâce, un don, un cadeau de Dieu. Tellement de personnes vont essayer de vivre une nouvelle année en changeant tout ce qui les entoure ! Nouveau look, nouvelle voiture, nouvelle maison, nouveau job et pourquoi pas nouveau compagnon ou compagne ! Chers amis, sachez que tout changer autour de soi sans changer le fond de l’être c'est-à-dire le cœur, n’est qu’une illusion !

 - 2. DES RELATIONS NOUVELLES :

 C’est bien connu, si les autres n’étaient pas là, tout serait bien plus simple ! Comme le disait un philosophe : « L’enfer, c’est les autres ! » J’aimerai vous dire que vivre des relations nouvelles cela commence d’abord avec… soi-même ! Combien d’entre nous avons un réel problème avec nous-mêmes. Difficulté à s’accepter, mauvaise estime de soi, dénigrement systématique de ce que nous sommes et de ce que nous faisons. Pour d’autres, c’est l’inverse : Complexe de supériorité, orgueil démesuré etc. Le cœur nouveau c’est aussi une autre identité : Je suis maintenant un enfant de Dieu aimé, accueilli, comprit par lui.

Avec Dieu : Il n’est plus un étranger ni un absent. Il fait partie de notre vie. La dimension spirituelle de notre nature humaine prend toute sa mesure quand j’exerce la foi en Dieu.

Avec les autres : Pour illustrer cela je vous invite à être attentif à la lecture d’un court extrait du livre de Charles W. Colson, ancien conseiller du Président des USA, Richard Nixon, chrétien engagé dans une association d’aide aux prisonniers. Il raconte sa première visite au pénitencier de l'Indiana, en 1981.

 « Après avoir parlé à plus de deux cents détenus dans l'auditoire du pénitencier pour un séminaire d'Amitié Prisons, je demandai au directeur l'autorisation de visiter la section des condamnés à mort… je désirais voir deux détenus chrétiens avec lesquels j'étais en correspondance. Le directeur accepta et invita un groupe de nos bénévoles à m'accompagner. Nous fûmes donc une vingtaine à être conduits à travers le dédale des couloirs de béton jusqu'aux deux lourdes portes à barreaux successives qui menaient au lieu le plus désespérant qui soit, la section des condamnés à mort, celle où des hommes vivent pendant des années d'une procédure d'appel à l'autre, sans autre issue possible qu'un nouveau procès ou la mort.

Le directeur ouvrit les portes des cellules individuelles, et un à un les hommes en sortirent, se mêlant peu à peu à nos volontaires pour former un cercle dans le couloir. Je fus particulièrement heureux de voir James Brewer, un jeune Noir qui, malgré une grave maladie des reins, témoignait de manière remarquable auprès des autres condamnés à mort. Que sa mort doive venir brusquement par une décharge électrique de plusieurs milliers de volts ou lentement par l'empoisonnement dû à son urémie, James était parfaitement en paix avec Dieu, et son sourire chaleureux le montrait bien. Mon horaire était extrêmement serré, si bien qu'après ce chant nous avons fait nos adieux et pris en file indienne la direction de la sortie. Nous étions serrés dans le sas compris entre les deux énormes portes quand nous vîmes qu'un des bénévoles ne nous avait pas suivis mais se trouvait avec James Brewer dans sa cellule. J'allai le chercher, car le directeur ne pouvait pas faire fonctionner les portes avant que nous ne soyons tous sortis de la section.

- Je suis désolé, mais nous devons partir, lui dis-je, en regardant nerveusement ma montre, pensant à l'avion qui m'attendait sur un aérodrome voisin pour m'emmener à Indianapolis où j'avais rendez-vous avec le gouverneur. Le bénévole, un petit homme dans la cinquantaine, se tenait debout à côté de Brewer, épaule contre épaule. Le prisonnier tenait sa Bible ouverte tandis que son aîné semblait être en train de lire un verset.

 - Oui, oui, dit-il en levant les yeux. Juste encore une minute, s'il vous plaît. C'est important, ajouta-t-il doucement.

- Non, désolé, coupai-je. Je ne peux pas faire attendre le gouverneur. Nous devons partir.

- Je comprends, répondit-il, toujours sans élever la voix, mais c'est important. Voyez-vous, je suis le juge Clément. C'est moi qui ai condamné James à mort. Mais maintenant il est mon frère et nous avons besoin d'une minute pour prier ensemble.                                        …/…

 Je restai pétrifié sur le seuil de la cellule. Peu importait qui je faisais attendre. Devant moi étaient deux hommes; l'un avait le pouvoir, l'autre n'en avait aucun; l'un était blanc, l'autre noir; l'un avait condamné l'autre à mort. Partout ailleurs que dans le royaume de Dieu, ce détenu aurait été prêt à tuer ce juge de ses mains nues. Mais là ils étaient un, et leur visage reflétait une extraordinaire expression d'amour tandis qu'ils priaient ensemble ».

 - 3. UNE ESPERANCE NOUVELLE :

 Ce que Dieu crée de nouveau dans nos vies a une dimension surnaturelle et éternelle. L’espérance des chrétiens n’est pas seulement pour ici-bas.

1 Cor 15 : 20 : « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes ».

 A l’heure où des multitudes de nos concitoyens se tournent vers les « spécialistes de l’avenir », astrologues et autres marchands d’illusions, pour connaître ce que leur réserve la nouvelle année, je vous invite à placer votre espérance dans le Dieu de la Bible.

Romains 15:13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit » !

 Pour terminer, permettez-moi de vous poser cette question directe : « Voulez-vous vraiment vivre une nouvelle année ? » Pour cela, tournez-vous résolument vers celui qui a dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles ». Apocalypse 21: 5.