dimanche 26 octobre 2014 10:25

Pasteur Daniel

19 DE 1Pierre CH 5 V 1 A 7

19 DE 1Pierre CH 5 V 1 A 7

 

La sobriété, la vigilance, la patience à travers la souffrance

 

Le troupeau de Dieu : V 1 / 4

 

Dans les exhortations qui suivent, l'apôtre s'adresse d'abord aux anciens. Ce n'est pas seulement leur âge qui les qualifie, mais plutôt la sagesse et l'expérience acquise au cours de leur vie spirituelle. Dans les premiers temps, l'apôtre Paul et ses délégués ont eu à choisir des anciens comme surveillants dans les assemblées issues des nations païennes. Ces responsables devaient se distinguer par leurs caractères moraux. (1 Tim.3:1-7; Tite 1:5-9).

L'apôtre se place humblement ici au rang des anciens ; Jean le fera aussi (2 Jean 1; 3 Jean 1. Pierre use de ce titre parce qu'il a suivi Jésus dans ses souffrances ; il a été aussi le témoin de sa gloire et en attend la pleine révélation à venir (2 Pierre 1:16-18). "Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous", dit-il aux anciens.

Il les place au sein du troupeau, non pas au-dessus. Le troupeau appartient à Dieu ; chaque brebis est dans sa main ; chacune était errante mais a été ramenée au berger (2;25). Nous savons avec quelle tendresse le Seigneur Jésus a confié son troupeau à son disciple Pierre (Jean 21:15-17). Celui-ci a été fidèle dans ce service jusqu'à sa mort, ses épîtres pastorales nous le confirment.

Les anciens ont donc une charge particulière dans le troupeau de Dieu. L'apôtre Paul exhorte les anciens d'Éphèse (Act.20:17,28-32) à être vigilants pour éloigner les loups redoutables et écarter les fausses brebis. L'apôtre Pierre, lui insiste sur la conduite des surveillants.

Paître un troupeau, c'est le conduire dans de bons pâturages afin qu'il ait une bonne nourriture ; c'est le guider dans le droit chemin, prendre soin des brebis faibles et malades. Les pasteurs d'Israël ne l'avaient pas fait (Ézé.34:4,16); il n'y avait même plus de berger du temps du Seigneur (Matt.9:36).

Lui-même était alors venu comme tel, selon les Écritures. Mais n'avait pas été écouté. Mais après avoir été "ramené d'entre les morts", il devient le souverain pasteur d'un nouveau troupeau, les croyants actuels (v.4) (Héb.13:20).

Ceux qu'il a établis pour le surveiller ne le font point "par contrainte", comme une tâche imposée, selon une organisation humaine. Ils accomplissent leur service "volontairement, de bon gré", en obéissant de coeur au pasteur souverain, dans la conscience qu'ils auront à lui rendre compte.

 Ils se refusent à en faire une source de gain honteux, bien qu'ils puissent légitimement se nourrir du "lait du troupeau" (1 Cor.9:7). Ils n'exercent pas de domination comme si une part de ce troupeau leur avait été attribuée. Ils servent dans l'esprit du Maître et selon son enseignement : "Que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui conduit comme celui qui sert... Moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert" (Luc 22:26,27)

Un surveillant efficace est d'abord un modèle (v.3) ; Jésus Christ est le modèle parfait (2:21,25. L'apôtre Paul, "imitateur de Christ", disait aux Philippiens : "Ce que vous avez appris et reçu, et entendu et vu en moi, faites ces choses" (Phil.4:9). Il peut alors recommander à Timothée, comme à tous les anciens : Sois le modèle des fidèles, en paroles, en conduite, en amour, en foi, en pureté." (1 Tim.4:12).

Dans la chrétienté, les hommes ont ordonné des prêtres (ou surveillants) séparés du troupeau selon une classe spéciale qui n'apparaît nulle part dans l'enseignement apostolique. On a tressé pour quelques-uns d'entre eux une couronne bien flétrissable. Seul le souverain pasteur a sa récompense avec lui (Apoc.22:12 et honorera celui qui aura humblement servi (v.6).

La soumission et l'humilité : v.5

Les jeunes gens sont d'une autre génération que les anciens. Ils voient les choses avec l'oeil de la jeunesse et pourraient estimer que la sagesse des anciens est d'un autre âge. L'apôtre met en garde contre cette tendance.

Nous sommes parvenus à ces temps fâcheux où le monde christianisé est animé d'un esprit de contestation, d'insoumission, d'irrespect, de vanité (2 Tim.3:1-5). Les jeunes gens fidèles au Seigneur font preuve d'un tout autre esprit.

Leur soumission aux anciens est un témoignage de leur obéissance à la parole de Dieu. Ils reconnaissent dans l'autorité des anciens celle du Seigneur lui-même.

Mais tous, anciens ou jeunes, dit l'apôtre, doivent être revêtus d'humilité. Jésus a été humble de coeur ; "apprenez de moi", nous dit-il (matt.11:29). Il ne se contente pas d'apparence, car il lit dans les coeurs. "Que, dans l'humilité, l'un estime l'autre supérieur à lui-même, chacun ne regardant pas ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres" (Phil.2:3,4).

Dieu accorde sa faveur aux humbles du troupeau (Jac.4:5,6).Par contraste, il "hait l'orgueil" et s'élève contre les orgueilleux, pour leur ruine (Prov.8:13). L'orgueil est la faute qui a entraîné le diable à sa chute (1 Tim.3:6), et l'homme à sa suite : "Vous serez comme Dieu" (Gen,3:5).

Aujourd'hui, le chrétien qui s'élève dans son esprit au milieu de l'assemblée est haïssable pour Dieu. Souvenons-nous de la contradiction de Coré (Nomb.16:1), et de son terrible châtiment.

La confiance en Dieu : v.6,7

 

Le peuple de Dieu aujourd'hui ne peut que se courber sous la main qui l'afflige, car il est grandement responsable de la ruine du témoignage de l'Église. Le croyant fidèle attend cependant avec patience le moment où le Seigneur montrera son propre travail dans l'Église, au jour de sa gloire.

 Il vit dans l'humilité de coeur, sachant que "quiconque s'abaisse sera élevé" (Matt.23:12). Il garde en lui "cette pensée qui a été dans le Christ Jésus" : il s'est anéanti lui-même... il s'est abaissé lui-même... c'est pourquoi Dieu l'a haut élevé" (Phil.2:5-11).

Cette humble attitude du croyant le conduit à s'en remettre à Dieu en toute confiance, car il reconnaît que la main qui l'abaisse est aussi celle qui le soutient. Le souci qui oppresse et le fardeau qui accable sont placés en toute sérénité entre les mains du Dieu de miséricorde ; le fidèle recueille en échange la paix de Dieu dans son coeur (Phil.4:6,7).

1 Pierre 5 V 5 Dans vos rapports mutuels, revêtez vous d’humilité

L’humilité c’est aussi être conscient de ses faiblesses, et ne pas prétendre ne pas en avoir. Paul dit aux Corinthiens que c’est dans notre faiblesse que s’accomplit la force de Dieu 1 Corinthiens 12.10. Cela n’en revient pas non plus à rechercher un état de faiblesse, mais il nous faut simplement reconnaître que sans Dieu nous ne sommes rien, et que c’est par lui que tout nous devient possible.

 L’humilité ce n’est pas non plus se comparer aux autres. Chacun est un être bien particulier chéri de Dieu, et il désire chacun tel qu’il est. Dieu nous aime tels que nous sommes, mais il nous aime tellement qu’il ne peut pas nous laisser comme nous sommes. Ne recherchons pas à être comme le pasteur, comme un tel ou tel autre, mais aspirons à être celui que Dieu désire que nous soyons. Galates 6.4 nous indique de ne pas chercher dans les autres, mais en nous même, l’œuvre que Dieu y opère.

Il est nécessaire de nous revêtir d’humilité, de nous en couvrir comme d’un manteau. Ce manteau n’est pas un haillon, non, il est agréable au Seigneur. Dieu désire que nous soyons des gens dignes. La dignité est différente de l’orgueil. Nous sommes enfants de Dieu, alors marchons dignement portant le nom de Jésus ! Il est bon de considérer les progrès que nous avons pu faire avec le Seigneur, et de nous arrêter régulièrement devant lui pour voir où nous en sommes. Mais c’est un critère tout à fait personnel, et non une comparaison ou une compétition !

 

Plutôt que de nous comparer sans cesse, apprenons à reconnaître le don de Dieu dans notre prochain, en nous soumettant les uns aux autres. Ephésiens 5.21. Nous sommes tous égaux dans le cœur de Dieu, mais à chacun ont été donnés des dons différents.

 

Ainsi, lorsque quelqu’un exerce son don, il a autorité dans son champ d’action, de même que j’aurai autorité moi même dans l’exercice de mes dons. Ce n’est pas à une personne, mais à l’œuvre de Dieu que nous nous soumettons et que nous donnons l’honneur. Si vous n’acceptez pas de vous soumettre à une vision, personne ne se soumettra à la vôtre.

 

Il arrive que quelques uns se croient supérieurs et désirent le monopole, ainsi naissent des problèmes et des divisions parce que tous doivent se soumettre à un seul qui est toujours le même. Des déséquilibres apparaissent forcément, parce que chacun a sa place à tenir, son mot à dire, pour l’avancement du Royaume de Dieu.

 

Ainsi, si le pasteur veut tout faire, ou si le prophète veut tout faire, ou si l’évangéliste veut tout faire, ou si l’enseignant veut tout faire, ou si le chantre veut tout faire, ou si le chrétien veut tout faire…. On court au désastre.

 

Dieu a donné à chacun des dons complémentaires, à chacun donc de les exercer avec obéissance et équilibre, et d’accepter aussi que les autres puissent en faire autant. Le Royaume de Dieu n’est pas un régime de tyrans, ni un autoritarisme. L’humilité c’est aussi accepter de recevoir des autres.

 

1 PIERRE CH 5 V 1 PIERRE NOUS FAIT DÉCOUVRIR CHRIST

 Témoin des souffrances de Christ". 1 Pierre 5:1"Témoin de sa résurrection". Actes 1:22"Témoin oculaire de sa majesté". 2 Pierre 1:16


Pierre a eu un parcours difficile. On ne sait rien de lui avant sa rencontre avec Jésus, si ce n'est qu'il vivait de la pêche. D'un caractère fort, il a appris au contact du Seigneur à s'intéresser aux autres. Il a été formé pour devenir un berger. Le secret de sa transformation est dans la relation qu'il a entretenue avec Christ, son Berger.

 L'apôtre nous décrit différents caractères du Seigneur Jésus dans sa première épître :

Une source d'espérance (1:3): Dieu "nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts pour un héritage conservé dans les cieux". La résurrection du Seigneur Jésus et sa présence à la droite de Dieu donnent toute assurance d'entrer bientôt dans le ciel pour rencontrer un Sauveur vivant et recevoir l'héritage qui nous attend.

L'Agneau du sacrifice (1:19): nous avons été "rachetés par le sang précieux de Christ". Il est "l'agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde".

La pierre angulaire (2:6): cette pierre vivante, précieuse pour Dieu, l'est aussi pour nous qui croyons. Elle est la base inébranlable sur laquelle est édifiée l'Église.

Le modèle parfait (2:21): il a souffert pour nous, nous laissant un modèle, afin que nous le suivions dans notre vie de chaque jour.

L'exemple dans la souffrance (2:23): "Quand on l'outrageait, ne rendait pas l'outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement". La moquerie, l'outrage sont difficiles à vivre, mais c'est un défi pour nous.

Celui qui a porté nos péchés (2:24; 3:18): "Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes" de telle manière que nous n'avons pas à souffrir pour recevoir le pardon de nos péchés.

Le berger et le surveillant des âmes (2:25; 5:4): "Nous étions errants comme des brebis", il est le berger, laissons-lui la direction de notre vie.

Le Seigneur glorifié à la droite de Dieu (3:22): après une vie de souffrances, d'obéissance et de renoncement, il est assis à la droite de Dieu. Il est digne de notre louange.

En progressant dans la connaissance de Jésus, nous sommes, comme Pierre, transformés intérieurement pour être utiles à ceux qui nous côtoient.
 

Sites Etrangers

Connexion

Qui est en ligne

Nous avons 82 invités et aucun membre en ligne

006860929
Aujourd'hui
Hier
Cette semaine
La semaine précédente
Ce mois ci
Le mois dernier
Tout le temps
3419
7015
3419
6784013
320509
316804
6860929

Your IP: 105.157.227.62
Server Time: 2014-10-26 10:21:15
unregistered template Template by Ahadesign Visit the Ahadesign-Forum and Joomla 1.6 Live Preview