dimanche 20 avril 2014 11:14

Pasteur Daniel

LES SACRIFICES ET LES OFFRANDES

LES SACRIFICES ET LES OFFRANDES

 

 

Groupe B

 

Introduction

 

 

Le livre du Lévitique attache une grande importance sur «  les sacrifices et les offrandes ». Notre réflexion se portera essentiellement sur la typologie que nous découvrons au travers de toutes ces ordonnances.

 


Institution du sacrifice

 

Le premier sacrifice fut un acte accompli par Dieu. Son but était de décharger la conscience de toute culpabilité envers Dieu. Il s'agit d'Adam dans sa condition de pécheur (Ge 3.21).


Les vêtements de peau donnés par Dieu fournissaient une « couverture » pour le corps de nos premiers parents, Adam et Ève.

 

Cette action constituait le fondement de l'institution divine du sacrifice et symbolisait une sorte de « provision » pour couvrir le péché de l'homme. C’est ce qui a permis de rétablir la communion interrompue à cause du péché entre l'homme et Dieu.

 

Adam manifeste sa foi en donnant à sa femme le nom d'Eve, qui signifie « Vie » « mère de tous les vivants » (Ge 3.20).

 

Par la suite, la foi dans cette ordonnance divine a permis à Abel, l'un des fils d'Adam et Eve, d'être agréable à Dieu (Ge 4.4 ; Heb 11.4).

 

Nous découvrons l’origine de l’institution du sacrifice dans Le 17.11 ; Heb 9.22.


La vie de la chair étant dans le sang, le sang doit être répandu pour racheter la vie.

Une vie est donnée pour une vie.

 

C’est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché… (Ro 5.12)

 

Toute la descendance d’Adam et Eve est condamnée. Elle a été déchue du droit de vie à cause du péché, et selon la justice divine  la vie doit retourner à celui qui l'a donnée, en conséquence, l'homme doit mourir (Ro 6.23).

 

Cependant, Dieu se propose de le sauver (Ro 3.23-26). Il donne à l'homme pécheur un moyen de salut en désignant un « substitut » le Seigneur Jésus-Christ, qui donne sa vie volontairement en rançon pour tous les humains. (1 Ti 2.5-6)

 

Dès le commencement, Dieu montre à l'homme que la voie de la vie passe par la mort (Jn 12.24). En vérité, le seul moyen de s'approcher de Dieu est possible uniquement par le sacrifice et le sang.

 

Tous les sacrifices de l’Ancien Testament gravitent autour de la Personne de Jésus-Christ « l'Agneau de Dieu sans défaut et sans tache qui ôte le péché du monde » (Jn 1.29 ; 1Pi 1.19).

 


L'efficacité des sacrifices d’animaux

 


Leurs limites

 

Les sacrifices d'animaux « couvraient le péché » mais ils n'avaient pas la puissance de l'ôter (Heb 10.4).

 

Un animal ne pouvait pas offrir une expiation parfaite pour deux raisons :

 

Pour la première, il existe une différence entre l’animal et la créature humaine qui elle peut raisonner, penser, réfléchir, s'exprimer, vouloir, agir.

 

Pour la deuxième, un animal avec son instinct est incapable d'avoir une pensée libre,  un sens moral de responsabilité et des actes délibérés.

 

Dans le cas des sacrifices d'animaux, « l'œuvre d'expiation » n'était pas accomplie par la victime elle-même,  mais elle était accomplie sur elle par quelqu'un d'autre, sans que la victime soit consciente ou ne l'ait voulu.


Leur efficacité

 

Ce qui donnait aux sacrifices d'animaux leur efficacité, la puissance de couvrir les péchés, c'était le « sacrifice parfait prévu avant la fondation du monde » (1Pi. 1.19-21).

 

Par exemple, les Israélites éclairés devaient penser au « modèle » montré à Moïse sur la montagne (Ex 25.40 ; Heb 8.5). Ils devaient considérer le sacrifice parfait qui était à venir, et dont les sacrifices d'animaux n'étaient en réalité que les « types » ou des préfigurations selon Heb 9.23 à 10.18.

 


Sens typologique sur les cinq sacrifices et offrandes

 

La pensée principale de l'ensemble des sacrifices et offrandes est de présenter l'accès de l'homme auprès de Dieu au travers de la Personne et de l’œuvre de Jésus-Christ.

 

Cette pensée ne pouvait pas être exprimée par un seul sacrifice ou une seule offrande.

Dieu en a prévu cinq, qui, dans leur ensemble nous laissent un aperçu complet de la Personne de Christ dans son œuvre expiatoire, propitiatoire et substitutive.

 

Trois d’entre eux sont appelés « sacrifices d'agréable odeur » :

 

  • Les holocaustes (Le ch 1).

  • L'offrande de farine (Le ch 2).

  • Le sacrifice d'action de grâces (Le ch 3).

 

Ils sont appelés « sacrifices d'agréable odeur » parce qu'ils préfigurent Christ s'offrant lui-même sans tache à Dieu, pour obéir à son Père jusqu'à la mort.

 

Ils étaient « d’une agréable odeur pour Dieu » (Eph 5.2).


Les sacrifices qui n'étaient pas d'agréable odeur

 

  • Le sacrifice d'expiation (Le ch 4).

  • Le sacrifice de culpabilité (Le ch 5).

 

La qualification « d'odeur agréable » était omise dans ces deux sacrifices parce qu'ils étaient désignés pour « réparer et pour satisfaire l'offense due au péché ». C'est la raison pour laquelle ils sont appelés « sacrifices d'expiation ou victimes expiatoires ».

 

Dans ce cas, Jésus-Christ s'identifie lui-même avec le pécheur. Il s'offre lui-même à notre place à Dieu, comme le substitut pour nos péchés (2Co 5.21).

 

Le livre du Lévitique peut se résumer par cette pensée principale : « La sainteté de Dieu » et par ces deux mots « Sainteté et Rédemption ».

 

En raison de cette sainteté, l’accès des rachetés du Seigneur auprès de Dieu ne peut s'accomplir que sur la base du sang répandu (Ro 3.24-25 ; 1Jn 2.2).

 

La sainteté du rachat, celle de l'être humain dans son entier, est une impérieuse nécessité.

 

Voici une définition de quelques mots employés dans le livre du Lévitique :

Sacrifice

 

Dans son sens le plus restreint, c'est un don à Dieu. Le terme hébreu « corban » (Mr 7.11) désigne d'une manière générale ces offrandes offertes à Dieu.

 

Il faut distinguer les sacrifices qui sont des dons sanglants. Les sacrifices en général expriment parfois la repentance, la foi, la reconnaissance ou l'adoration, ou encore tous ces sentiments à la fois.

 

Oblation (ou offrande)


 

Il s'agit ici d’une offrande accompagnant la plupart du temps les sacrifices. C’est un don non sanglant offert à Dieu en reconnaissance pour ses multiples bienfaits envers le peuple de Dieu.

 

Holocauste

 

Ce nom a été donné aux sacrifices qui étaient entièrement consumés sur l'autel d'airain (ou de bronze). Ce terme vient du grec « holos » tout, et « kaio » brûler, indique la caractéristique de ce sacrifice, à savoir que tout était consumé sur l'autel.

 

Expiation

 

Il vient du mot hébreu « kâphar » qui signifie littéralement « couvrir, propice ou favorable ». L'expiation implique toujours l'effusion du sang (Heb 9.22).

 

Conclusion

 

 

Les cinq sacrifices et offrandes dans leur ensemble sont la plus remarquable préfiguration de Christ dans sa Personne et son œuvre de rédemption tant au point de vue scripturaire qu’au point de vue doctrinal des Ecritures.

 

 

Pasteur Michel Botteron

 

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