samedi 27 décembre 2014 16:05

Pasteur Daniel

LA MARCHE DES MAGES

LA MARCHE DES MAGES


 

EVANGILE SELON MATTHIEU Chapitre 2


 

« 1. Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, 2. et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. 3. Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

 

4. Il assembla tous les principaux sa­crificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa d'eux où devait naître le Christ. 5. Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée ; car voici ce qui a été écrit par le pro­phète : 6. Et toi, Bethléhem, terre du Juda, tu n'es certes pas la moindre entre les princi­pales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui paîtra Israël, mon peuple. 7. Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'étoile bril­lait.

 

8. Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : « Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l'aurez trouvé, faites-le moi savoir, afin que j'aille aussi moi-même l'adorer. 9. Après avoir entendu le roi, ils par­tirent. Et voici l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu'à ce qu'étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta.

 

10. Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie. 11. Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se pros­ternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 12. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnè­rent leur pays par un autre chemin. »

 

Voici de nouveau Noël! Les cœurs sont joyeux, et l'on croirait que des chants retentissent dans les airs. Il est bon qu'il en soit ainsi. Des multitudes de gens qui refusent à Jésus-Christ une place dans leur vie se voient presque forcés de reconnaître qu'il est le thème éternel des louan­ges de ceux qui L'ont accepté pour Sauveur, et la raison d'être de tout vrai bonheur.

 

Puissent nos propres réjouissances d'enfants de Dieu, en cette saison de l'année, trancher radicalement sur celles des mondains qui, tout en continuant à se parer du nom de «chrétiens», profitent de cette fête de Noël pour se livrer à de gloutonnes ripailles.

 

C'est souvent ce qu'il advient aux gens simplement « christianisés » auxquels on s'est contenté de pré­senter la personne du Christ sous la seule forme du petit « Bambino » dans sa Crèche.

 

Ce récit de la visite des Mages venus d'Orient témoigne de la puissance d'attraction que le Christ a exercée sur tant de gens depuis sa naissance. « Quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi », a-t-il dit Lui-même (Jean 12/32).

 

Il a été élevé sur la croix. C'est de là qu'encore au­jourd'hui Il attire les hommes à Lui. Il les change en les régénérant. Et eux alors « éprouvent une très grande joie», comme le firent autrefois les Mages (Matth. 2/11).


 

DES CHERCHEURS SINCERES


ILS SONT VENUS DE LOIN

 

Il ne semble pas qu'aussitôt après la naissance de Jésus à Bethléhem cette bourgade ait vu accourir un grand nombre d'adorateurs. En dehors des Ber­gers mentionnés dans Luc 2, il n'y a guère que de ces Mages dont il nous est dit qu'ils sont venus jusqu'à Bethléhem.

Encore étaient-ils des non-Juifs (Mèdes? Perses? On ne le sait). Une chose est cer­taine : ces hommes, venus de très loin, étaient rem­plis du saint désir de chercher Dieu, afin de Le mieux connaître.

 

Bien qu'ils eussent peu de lumière sur Celui qui devait venir, ils se comportèrent comme s'ils en avaient eu beaucoup et paraissaient bien résolus à trouver coûte que coûte le divin Messager descendu sur terre.

 

Chercheurs sincères de la vérité, ces hommes ne devaient se laisser arrêter ni par la distance, ni par les obstacles venant des hommes. Déserts et montagnes furent vaillamment franchis par eux, au cours d'un voyage d'on ne sait combien de centaines de kilomètres.

Quel contraste entre ces « Gentils » — que les Juifs appelaient « chiens » — et les chefs religieux juifs de Jérusalem, les compatriotes mê­mes du Christ, qui, tout en connaissant le lieu de naissance du Messie, ne daignèrent pas même par­courir huit kilomètres pour aller lui rendre hom­mage! Il arrive fréquemment à ceux qui bénéfi­cient des plus grands privilèges spirituels de mani­fester le plus d'indifférence à leur égard.

 

UN SIGNE SURNATUREL

 

On peut se demander pourquoi ces Mages (non juifs) attachèrent une aussi grande importance à « son étoile » (c'est-à-dire celle du « roi des Juifs »). Sans doute, dira-t-on, leur état de « Mages » les désignait-il particulièrement pour cet intérêt porté aux événements nouveaux.

 

Mais il n'est pas interdit de penser que ces « craignant Dieu » orientaux aient eu connaissance des prophéties de l'Ancien Testament. Il n'est pas impossible, non plus, que le Dieu qui plus tard allait, par un songe, détourner les Mages de repasser chez Hérode (v. 12), ait pu aussi leur donner les lumières lors de la première apparition de l'étoile en Orient.

 

Remarquons également que ces hommes n'avaient aucunement fait de l'étoile le grand objet de leur intérêt. Elle n'était pour eux qu'un moyen tempo­raire pour les conduire à Celui qui est éternel. Eux se contentèrent d'obéir à la vérité qu'ils avaient découverte, en suivant fidèlement les direc­tives reçues.

 

Ils cherchaient le Roi, et non l'étoile. Les croyants qui sont vraiment « sages » agissent ainsi : ils ne batifolent pas avec ce qui est secon­daire et vont droit à l'essentiel. Ici, l'essentiel, c'est Christ.

 

 

DES CHERCHEURS DIRIGES


UN ROI TROUBLÉ


L'arrivée des Mages à Jérusalem fut loin d'être bienvenue. La ville était aux mains de politiciens et d'arrivistes, tels que les Sadducéens et les Hérodiens.

 

Les Pharisiens, qui auraient pu s'intéresser à l'accomplissement des prophéties, tenaient avant tout à garder les rênes de la vie religieuse des Juifs, et tout empiétement sur leurs prérogatives était malvenu.

 

Quant à Hérode, dit «le Grand», c'était un bien mesquin personnage. Créature poli­tique des occupants romains, il maintenait son pou­voir par la menace et par des actes de cruauté.

 

Il était ombrageux de nature, et la nouvelle d'un « roi des Juifs » qui venait de naître, hors de son palais, l'inquiétait grandement.

 

Les méchants sont toujours troublés par le Christ. Ils craignent d'être dérangés par lui dans la routine de leur vie, dont ils aiment les avantages et les facilités.

 

C'est sou­vent pour des raisons de ce genre que bien des gens repoussent ou tournent en dérision la doctrine de la Seconde Venue du Christ.

 

UNE PROPHÉTIE CERTAINE

 

La recherche des Mages ne fut pas vaine. Les Scribes possédaient et connaissaient les Ecritures, en ayant fait l'objet de leurs propres recherches et études. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », devait dire Jésus (Luc 21/33).

 

Plus de sept cents ans auparavant, le prophète Michée avait annoncé la venue du Messie, qui allait naître à Bethléhem (Mich. 5/1).

 

Au temps fixé par Dieu, les prophéties de la Parole de Dieu ne manquent pas de se réaliser. Les étoiles apparais­sent puis disparaissent, mais la Parole de Dieu ne manque jamais. Hérode lui-même, tout opposé qu'il était au plan divin, dut en conven

ir.

UN DESSEIN PERFIDE


Se tenant entre les sacrificateurs et les scribes, d'une part, et les Mages, de l'autre, le roi Hérode — qui n'était pourtant pas de souche royale — se servait des uns et des autres pour obtenir les ren­seignements qui lui permettraient de se débarrasser de l’Enfant-Roi de Bethléhem.

 

Il fallait donc user de ruse, de malice et de sournoiserie. Les scribes lui avaient révélé le nom de la ville où devait naître le Messie (d'après les Ecritures); et maintenant les Mages allaient devenir les instruments de sa dupli­cité pour lui indiquer l'endroit exact où se trouvait le divin enfant.

 

Sous son masque hypocrite («afin que j'aille, moi aussi, l'adorer»), Hérode pensait sans doute cacher à Dieu, en même temps qu'aux hommes, ses intentions meurtrières et sataniques.

 

Pensons un instant que c'est dans ce cadre de dissimulation, de jalousie, de haine et de mensonge -- avec la pauvreté matérielle en plus — que Jésus allait passer ses premiers mois de vie sur la terre. Il en serait de même pour les derniers dix-huit mois qui précédèrent son agonie au Calvaire.

 

Dieu n'avait pas prévu un lit de roses pour Son Fils, lors­qu'il l'envoya ici-bas naître d'une Vierge, en Judée. La vie du Sauveur devait être une dure bataille,du commencement à la fin — et une bataille a laquelle Ses disciples auraient une participation dif­ficile (voir Ephésiens 6/12).

 

Mais Christ est tou­jours du côté victorieux. Sans doute mourut-Il, mais ce fut pour ressusciter trois jours après.

 

DES CHERCHEURS EXULTANT DE JOIE

 


LEUR ESPOIR RANIMÉ

 

Après la visite à ce roi retors, les Mages repri­rent leur voyage, apparemment découragés après l'arrêt à Jérusalem (la ville «tueuse de prophètes». Cf. Matth. 23/37). Mais la foi les animait, basée sur le témoignage prophétique des Ecritures, dans (Mi­chée 5/1).

 

Et cette foi fut récompensée par la nou­velle apparition de l'étoile, ranimant un saint espoir dans l'âme de ces croyants non-Juifs orientaux : «ils furent saisis d'une très grande joie».

 

Phrase à laquelle fait écho cette affirmation de Pierre : « ... Jésus-Christ apparaîtra... Lui en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse » (1 Pierre 1/8). Comment pourrait-on mieux comparer la joie des Mages à celle de tous les chrétiens nés de nouveau?

 

LEUR FOI EXPRIMÉE, DANS L'AMOUR QUI ADORE

 

L'étoile était là, arrêtée dans le firmament, senti­nelle céleste du Roi de gloire. Les Mages, avec un saint respect et une gratitude profonde et joyeuse, pénétrèrent dans la maison. Apercevant l'Enfant avec Marie sa mère, ils se prosternèrent et L'ado­rèrent.

 

Un semblable hommage venant d'Hérode eut été une impudente simulation, un odieux mensonge dans l'adoration — ce qui est, encore aujourd'hui, plus répandu qu'on ne peut le penser, dans tant de majestueuses cathédrales. Ici, il n'y a pas à dou­ter que l'acte d'adoration fut approuvé de Dieu.

 

Ensuite, les Mages présentèrent des dons, dignes d'un Roi, inspirés par un amour personnel et une dévotion authentique : or, encens et myrrhe. Mais ces dons n'étaient qu'accessoires. La grande Réalité, l'essentielle Présence, c'étaient celles du Fils unique de Dieu, le même hier, aujourd'hui, éternellement.

 

LEUR DIRECTION DIVINEMENT INDIQUÉE

 

Hérode pouvait attendre le retour des Mages, afin de lui permettre d'exécuter son plan diabolique. Mais en vain. Ces hommes avaient été conduits par une étoile, dirigés par des prophéties de la Parole de Dieu. Et maintenant, un songe venant de Dieu leur indiquait la route du retour.

 

Cette route écar­tait Jérusalem de son tracé. Le message d'espérance à porter plus loin n'était pas pour l'ambitieux et haineux Hérode : il était pour les humbles, les petits, les désespérés, les déshérités de la vie.

 

Il était pour ceux qui cherchent le salut de Dieu et qui ne l'attendent ni de leurs propres œuvres, ni de la bienheureuse Marie, ni de l'éclat de l'or ou des diamants, mais de Jésus-Christ seul, don suprême de Dieu aux hommes, et Sauveur du monde. A lui soient honneur et gloire aux siècles des siècles !

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