lundi 22 décembre 2014 17:13

Pasteur Daniel

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TYPOLOGIE DES ÉCRITURES

TYPOLOGIE DES ÉCRITURES 

 

      INTRODUCTION   

 

Par définition, la typologie des Écritures est l'étude d'un ensemble de traits caractéristiques de personnes ou de choses particulières en vue d’y déterminer des types.

 

Dans un autre sens, les types sont en vérité une forme de prophétie ou de métaphore utilisée par Dieu comme leçons de choses destinées à enseigner des évènements à venir.

La typologie est liée à l’eschatologie (les choses dernières).

 

En résumé, la typologie est un enseignement biblique d’après lequel les principaux éléments appartenant au Nouveau Testament ont été préfigurés dans l’Ancien Testament.

 

Par ailleurs, il est utile de distinguer le sens littéral du sens figuré dans la Bible.

 

Effectivement, l’Écriture emploie un langage sous forme d’illustrations, d’allégories, de paraboles, de métaphores, de similitudes, de symboles, de types, etc. ou encore d’autres figures de rhétorique.

 

Le mot Herméneutique vient du grec hermeneueïn qui signifie exprimer, interpréter, traduire, ou bien l’art d’interpréter les textes bibliques.

 

Pour mémoire, examinons la définition et la signification de ces mots :

1) IMAGE

 

C’est une ressemblance ou une représentation d'une personne ou d'une chose.

Elle a plusieurs significations selon son usage et son application. 

Exemples :

Ø     Le lion = animal qui symbolise la force, le courage, la voracité (Pr 30.30)

Ø     Le lion de Juda = la majesté royale de Christ (Ap 5.5).

Ø     Le lion rugissant appelé le diable (1Pi 5.8)

 

2) ALLEGORIE

 

En grec allos signifie autre, et agoreyein : parler, ou exprimer une chose autre que ce qu'on veut dire. Elle peut être apparentée à la parabole.

 

C'est une figure d'un discours qui représente à l'esprit une chose par une autre.

En d'autres termes, l'allégorie renferme en elle-même l'interprétation.

 

Exemples :

Ø     Israël, la vigne de l'Éternel (Esa 5.1-7)

Ø     Jésus, le pain venu du ciel (Jn 6.51-54)

Ø     Agar et Sara (Ga 4.24-25)

Ø     L'armure du chrétien (Eph 6.11-17)

3) PARABOLE

 

En grec parabolé signifie mettre une chose auprès d'une autre ou devant elle pour les comparer. Illustrer une vérité par des comparaisons tirées de la vie courante.

Elle est une forme d'allégorie ou une sorte de métaphore élargie.

 

Exemples :

 

Enseignement utilisé par Jésus (Mt 13.10-13). La parabole du semeur illustre plusieurs vérités ou nous voyons la semence tomber dans 4 terrains différents (Mt 13.3-8)

 

4) METAPHORE

 

En grec métaphéro signifie transférer, ou porter au-dessus de, de l'autre côté de...

C'est une figure ou un procédé par lequel on transporte la signification propre d'un mot à une personne.

Ressemblance entre 2 objets ou 2 actes caractérisant l'un d'entre eux à l'aide de ce qui appartient à l'autre.

 

Exemples :

 

Ø     Le sermon sur la montagne par Jésus (Mt 5.13-14 ; 6.22-23)

Ø     Enseignement de Jésus sur le Cep et les sarments (Jn 15.1-6)

5) SIMILITUDE

 

Du latin simili signifie, semblable, ressemblance, analogie, conformité ou comparer.

La similitude avec toutes ses significations est très proche de la parabole.

 

Exemples :

Ø     Esa 1.18; 55.9-11 ; Jer 23.29, etc. (cf. Héb. 4.12)

  

Ø     Entretien de Jésus avec ses disciples (Jn 16.25-29).

 

La version Darby emploie le mot "similitude" alors que la version Segond utilise le mot "parabole".

6) SYMBOLE

En grec sumbolon. C’est un signe figuratif ayant une signification conventionnelle, gardant toujours la même signification.

 

Le symbole peut être considéré comme un type particulier par lequel une chose ou un acte est représenté au moyen d’une autre chose ou d’un acte similaire qui est considéré comme apte à servir de ressemblance ou de représentation.

 

Exemples :

 

 

Ø     Le baptême dans l’eau par immersion (Mt 28.19 ; Mr 16.16). Sa signification (Ro 6.3-4).i

  

Ø     La Sainte Cène ou le repas du Seigneur (Mr 14.22-25).

 Note : Le pain et le vin sont des emblèmes.

Également dans des livres prophétiques comme Ézéchiel, Daniel, Apocalypse.

7) TYPE

En grec tupos signifie, frapper, imprimer, empreinte, effigie, marque, figure.

Le type peut être une personne ou une chose qui préfigure une autre personne ou une autre chose dans laquelle elle trouve son accomplissement.

 

Par ailleurs les preuves d’un type sont visibles :

  

Ø     seulement lorsque l’Écriture déclare que telle chose est le type, le signe ou l’ombre d’une chose spirituelle.

  

Ø     seulement lorsque le nom ou la description d’une chose décrite, prédite ou instituée dans l’Ancien Testament est appropriée à une chose spirituelle du Nouveau Testament.

  

Ø     seulement lorsqu’on peut établir une analogie naturelle entre une chose instituée dans l’Ancien Testament et une chose spirituelle appartenant au Nouveau Testament. Ainsi les types ne peuvent exister pour nous que dans la mesure où ils existaient déjà pour ceux à qui ils étaient destinés.

 

 Remarques : Les mots ombre, figure, exemple sont souvent synonymes de types.  

 

Par exemple, les mots ombre, figure, exemple, imitation, modèle, etc. sont interchangeables suivant le type présenté.

 

Voici ci-dessous quelques références classiques fondamentales qui se trouvent dans le Nouveau Testament.

 

 (Il est à noter que dans la plupart de nos traductions de la Bible le mot type n’est pas employé). 

 

Ø     (Jn 20.25) version Segond emploie le mot marque, la version Darby utilise le mot marque.

  

Ø     (Ro 6.17) version Segond emploie le mot règle, la version Darby utilise le mot forme.

  

Ø     (1Co 10.6-11) version Segond emploie le mot exemple, la version Darby utilise le mot type.

  

Ø     (Col 2.16-17) version Segond emploie le mot ombre, la version Darby utilise le mot ombre (semblable à une silhouette projetée, telle une ombre). En grec skia signifie ombre.

  

Ø     (Heb 9.24) version Segond emploie le mot imitation, la version Darby utilise le mot copie (ou antitype).

  

Ø     (1Pi 3.21) version Segond emploie le mot figure, la version Darby utilise le mot antitype (ou préfiguration).

  

Ø     (Heb 8.5) version Segond emploie le mot modèle, la version Darby utilise le mot modèle (ou le type). En grec hypodeigma signifie reproduction. Le mot grec tupos ne paraît qu’au sens d’archétype. Le grec eikon signifie image.

 

Prenons l’exemple de Ge 2.23.  Suivant cette référence, le mot femme est un type de l’Église, l’Épouse de Christ (2Co 11.2 ;

  

Eph 5.25-32). : Un type est en quelque sorte une préfiguration de quelque vérité et enseignement choisis à dessein par Dieu.

 

Le type peut être suivant le cas :

  

Ø     Une personne (Ro 5.14). Ici, le mot figure vient du grec tupos c’est-à-dire type.

 

Ø     Un évènement (1Co 10.11)

 

Ø     Une chose ou une action (Heb 10.19-20)

 

Ø     Une institution (Heb 9.11-12)

 

Ø     Une cérémonie (1Co 5.7) etc.

 

 Note : Par exemple, si une telle confirmation manque, le type en question ne peut être utilisé que par analogie ou illustration. La plupart des types sont tirés du Pentateuque ou de quelques autres livres de l’Ancien Testament.

En effet, il s’agit surtout d’apprécier la merveilleuse richesse de l’enseignement qui nous est révélée au travers des types, tout en nous laissant contrôlé par l’analogie des Écritures.

 

RESUMÉ :

  

La typologie n’est pas à proprement parler une exégèse des textes bibliques.

Elle est plutôt une interprétation théologique des choses de la Bible, un exposé de leur signification spirituelle. Il s’ensuit qu’elle n’est jamais indépendante du sens littéral de l’Écriture. Elle s’y révèle peu à peu, à mesure que la révélation progresse.

 

C’est en comparant attentivement les structures de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament en particulier l’expérience des hébreux dans le domaine de la foi et celle des chrétiens qu’on peut mettre en évidence la typologie authentique.

 

En examinant les Écritures, nous discernons des points de convergence entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. Les deux ont un dénominateur commun, c’est-à-dire la rédemption, le rachat ou la libération de l’être humain par le sacrifice unique de Christ sur la croix.

(Ps 130.7 ; Ro 3.24 ; Heb 9.12)

 

Presque tout parvenait au peuple de l’Ancienne Alliance sous la forme de figures, de symboles, de préfigurations ou de types (Heb 8.5).

 

Cela signifie que nous avons les ombres dans l’Ancien Testament,

Mais la réalité ou la substance se trouve dans le Nouveau Testament dont Christ en est l’expression la plus complète comme la plus glorieuse (Col 2.17).

 

Le plan préparatoire de la venue du Messie dans l’Ancien Testament est amené à son achèvement d’une manière parfaite et définitive dans le Nouveau Testament par une série d’éléments typiques qui frappait l’entendement, au travers desquels l’œuvre rédemptrice accomplie par Christ était pleinement préfigurée (Heb 10.1).

 

En abrégé, nous pouvons dire qu’un type est une préfiguration dans l’Ancien Testament et d’un antitype , c’est-à-dire d’une réalité spirituelle du Nouveau Testament.

 

Il est juste de dire que les types ainsi que les antitypes sont général des réalités historiques,

Ou encore des images physiques préfigurant des réalités spirituelles.

 

De toute évidence, l’antitype présente un niveau d’accomplissement infiniment supérieur à celui du type. En grec antitypon signifie littéralement antitype en français.

 

Dieu a en quelque sorte prédestiné les antitypes à accomplir les types.

En vérité, les types n’étaient dans leur ensemble qu’une annonce de Christ, de son œuvre de rachat accomplie une fois pour toutes en vue du salut de toute l’humanité (Eph 1.7).

 

Christ est la clé de toutes les Écritures. Elles sont toutes orientées vers Lui.

Le mystère de Christ en est l’objet unique, l’Esprit, l’accomplissement et la plénitude.

Il est le pivot autour duquel gravite toute l’histoire de l’humanité.

 

Tout nous vient de Christ, tout commence avec Christ, tout converge vers Christ,

et finalement tout se consomme en Christ.

À Lui la gloire !

 

Ces quelques considérations sommairement esquissées sur la définition, la signification, les caractéristiques et l’utilité des types nous amènent à fournir quelques explications complémentaires sur leur raison d’être.

 

Pour cela, il est nécessaire d’établir une classification des différents groupes de types dans l’Ancien Testament en vue d’une étude harmonieuse, équilibrée et accessible à notre compréhension des Écritures :

 

Ø     Groupe A : Il s’agit des personnes de l’Ancien Testament (ce qui est individuel)

  

Ø     Groupe B : Il s’agit d’objets, d’institutions, de fonctions ou d’actions particulières (ce qui est intentionnel)

  

Ø     Groupe C : Il s’agit de substances, d’objets, d’évènements (ce qui est inévitable)

  

Ø     Groupe D : Il s’agit de lieux géographiques, de pays, de villes (ce qui est inséparable)

 

Note : Voici un éclaircissement concernant le mot antitype. C’est un mot composé grec. La préposition anti signifie à la place de ou au lieu de et le grec tupos en français type signifie empreinte, figure, marque, effigie, figure et imprimer.

 

 Pasteur Michel Botteron  

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